Stop !!
15 janvier 2026
Arrêtez avec cette phrase d’incompétent !
« Dans l’événementiel, il faut savoir s’adapter. »
Selon nous, c’est surtout une phrase fourre-tout. Un moyen poli de masquer un manque de préparation, de rigueur…
Voire une forme d’incompétence.
Parce que, soyons clairs !
Avant de parler d’adaptation, on commence par se mettre d’accord
:
👉 Sur ce qui doit se passer
👉 Comment
👉 Et à quelle heure
On construit ensemble
la prestation et l’événement à partir de ces éléments.
Si un imprévu arrive durant la préparation (parce qu’il y en a toujours), on en discute
et on décide ensemble.
Et oui ! Le jour J, il y a des aléas
: un retard, une panne matérielle, un intervenant qui parle trop…
Et là, oui, il faut savoir s’adapter.
Mais s’adapter, ce n’est PAS improviser
!
C’est trouver des solutions pour que tout se passe au mieux, sans faire porter le problème à l’autre.
Et d’ailleurs, cette phrase, “il faut savoir s’adapter”, on pourrait la transposer à tous les métiers :
👩🏫 « Maîtresse, j’ai mal dormi cette nuit. Il faut adapter votre cours. »
👷♂️ « Monsieur, j’ai 20 chantiers en même temps, vous n’aurez pas votre maison ce mois-ci. Adaptez votre emménagement. »
🔧 « Mon fournisseur n’a plus la pièce de rechange. Adaptez-vous et achetez un nouvel appareil. »
Arrêtons de nous débarrasser de la patate chaude.
Expliquons la situation, communiquons, et trouvons ensemble des solutions.
C’est ça, le VRAI sens du mot « adapter ».

Et en entreprise, on en mesure les effets tous les jours. On passe d’un sujet à l’autre.
D’une notification à une réunion.
D’une urgence à une autre . On veut aller vite. Mais on se disperse. On veut être partout. Mais on n’est plus vraiment là. C’est exactement l’éclairage apporté par la conférence-spectacle de Fabien Olicard autour de l’attention. Pas comme un sujet de « bien-être ». Pas comme une simple injonction à mieux se concentrer. Mais comme un vrai sujet de lucidité , d’efficacité et de présence. Parce que l’attention, ce n’est pas juste une qualité personnelle. C’est ce qui conditionne notre capacité à écouter, à comprendre, à décider, à mémoriser… et parfois même à bien travailler ensemble . Avec cette conférence, Fabien met en lumière des mécanismes que nous subissons souvent sans les voir, et partage des clés concrètes pour reprendre la main sur ce superpouvoir . Parce qu’au fond, dans beaucoup d’entreprises, le problème n’est pas le manque d’informations. C’est le manque d’attention disponible pour les traiter correctement.

Comme si c’était quelque chose d’inné. Et c’est vrai… en partie. Certaines personnes ont naturellement une forme de calme que d’autres n’ont pas. Mais ce calme-là peut aussi se travailler.
Il se prépare.
Il se renforce.
Il se construit avant les moments de tension. C’est aussi ce que nous aimons dans l’intervention de Bernard Thellier . Quand on connaît son parcours d’ancien négociateur du GIGN, on pourrait s’attendre à un discours uniquement centré sur la crise, l’urgence ou la pression. Mais ce qui me marque, c’est autre chose… L’idée que, dans les moments les plus tendus, on ne s’appuie pas seulement sur son tempérament. On s’appuie aussi sur une préparation, des repères et une méthode. Le calme ne s’improvise pas . Et c’est sans doute pour cela qu’il inspire autant.

Parfois, ce n’est pas la conférence qui est en cause… C’est ce qu’on a ajouté après. Le format questions / réponses que nous proposons après certaines interventions est souvent très pertinent . Depuis la scène, il permet d’approfondir un point, d’ouvrir un échange, de répondre à des problématiques très concrètes liées à l’entreprise ou au public présent. C’est un vrai moment de partage . Mais ce n’est pas une étape obligatoire. Parce qu’un bon format, ce n’est pas forcement le plus long. C’est un format qui sert l’objectif de l’événement . Et parfois, la conférence se suffit à elle-même. Quand l’objectif est d’apporter de la matière, d’ouvrir la réflexion et de faire émerger des questions, le Q&A a toute sa place. Mais quand l’objectif est de finir l’événement avec force et dynamisme, il peut produire l’effet inverse. Ajouter 30 minutes de questions / réponses peut casser la montée émotionnelle et disperser l’énergie créée durant la conférence. Vouloir prolonger à tout prix n’enrichit pas forcément l’expérience. Le meilleur format, c’est de savoir s’arrêter au bon moment 😉

C’est probablement l’une des phrases que Fabien Olicard entend le plus souvent. Et pourtant, bien souvent, c’est faux. Comme cet étudiant croisé un jour, persuadé d’avoir une mauvaise mémoire. En discutant avec lui, Fabien se rend compte qu’il connaissait par cœur les résultats, les joueurs, les compositions d’équipe et une quantité impressionnante d’anecdotes sur son club de football préféré … sur plusieurs décennies 😳 Donc non, il n’avait pas une mauvaise mémoire ! Il avait simplement une mémoire déjà très performante … sur les sujets qui comptaient vraiment pour lui. On pense souvent que la mémoire est un don. Quelque chose qu’on a, ou qu’on n’a pas. Alors qu’en réalité, elle dépend surtout de notre attention, de notre intérêt , de notre manière d’ancrer une information. C’est d’ailleurs la grande force de Fabien sur ce thème :
rendre la mémoire concrète, accessible, presque rassurante. Dans sa conférence, il défend une idée simple : La mémoire n’est pas réservée à quelques privilégiés. Elle se comprend, elle se travaille, elle se développe . Et c’est sans doute pour cela que ce sujet reste l’une de ses thématiques phares. Parce qu’il nous concerne tous.






