Le savez-vous ?
14 novembre 2023
Vous avez 5 secondes…
Nommez 3️⃣ villes d’Australie ?
Finit ! On relève les copies !
Lorsque Fabien Olicard
pose cette question en conférence, moins de 5%
de la salle lève la main.
Mais si il nomme les villes de Melbourne, Canberra et Sydney, 100%
de la salle sait que ce sont des villes en Australie.
Il nous arrive régulièrement de croire que nous savons…
Mais en réalité nous n’avons accès qu’à une partie des informations, par manque de mémoire, d’apprentissage, ou de données.
C’est le biais de connaissance rétrospectif.
Si votre cerveau retrouve un information dans votre mémoire, après l’avoir entendu, il va se dire : « OK ! C’était stocké dans les étagères ! Pas besoin d’y prêter attention ! ».
Ranger dans les étagères… mais parmi un bazar qui vous empêchera dans quelques jours de vous en souvenirs.
Entendre pour la centième fois une information ne veut pas dire que nous l’avons comprise, intégrée et utilisée
😉
Un dernier exercice… écrivez en commentaire les 3 bateaux qui ont permis à Christophe Colomb d’arriver en Amérique la 1er fois (Google interdit !)

Et en entreprise, on en mesure les effets tous les jours. On passe d’un sujet à l’autre.
D’une notification à une réunion.
D’une urgence à une autre . On veut aller vite. Mais on se disperse. On veut être partout. Mais on n’est plus vraiment là. C’est exactement l’éclairage apporté par la conférence-spectacle de Fabien Olicard autour de l’attention. Pas comme un sujet de « bien-être ». Pas comme une simple injonction à mieux se concentrer. Mais comme un vrai sujet de lucidité , d’efficacité et de présence. Parce que l’attention, ce n’est pas juste une qualité personnelle. C’est ce qui conditionne notre capacité à écouter, à comprendre, à décider, à mémoriser… et parfois même à bien travailler ensemble . Avec cette conférence, Fabien met en lumière des mécanismes que nous subissons souvent sans les voir, et partage des clés concrètes pour reprendre la main sur ce superpouvoir . Parce qu’au fond, dans beaucoup d’entreprises, le problème n’est pas le manque d’informations. C’est le manque d’attention disponible pour les traiter correctement.

Comme si c’était quelque chose d’inné. Et c’est vrai… en partie. Certaines personnes ont naturellement une forme de calme que d’autres n’ont pas. Mais ce calme-là peut aussi se travailler.
Il se prépare.
Il se renforce.
Il se construit avant les moments de tension. C’est aussi ce que nous aimons dans l’intervention de Bernard Thellier . Quand on connaît son parcours d’ancien négociateur du GIGN, on pourrait s’attendre à un discours uniquement centré sur la crise, l’urgence ou la pression. Mais ce qui me marque, c’est autre chose… L’idée que, dans les moments les plus tendus, on ne s’appuie pas seulement sur son tempérament. On s’appuie aussi sur une préparation, des repères et une méthode. Le calme ne s’improvise pas . Et c’est sans doute pour cela qu’il inspire autant.

Parfois, ce n’est pas la conférence qui est en cause… C’est ce qu’on a ajouté après. Le format questions / réponses que nous proposons après certaines interventions est souvent très pertinent . Depuis la scène, il permet d’approfondir un point, d’ouvrir un échange, de répondre à des problématiques très concrètes liées à l’entreprise ou au public présent. C’est un vrai moment de partage . Mais ce n’est pas une étape obligatoire. Parce qu’un bon format, ce n’est pas forcement le plus long. C’est un format qui sert l’objectif de l’événement . Et parfois, la conférence se suffit à elle-même. Quand l’objectif est d’apporter de la matière, d’ouvrir la réflexion et de faire émerger des questions, le Q&A a toute sa place. Mais quand l’objectif est de finir l’événement avec force et dynamisme, il peut produire l’effet inverse. Ajouter 30 minutes de questions / réponses peut casser la montée émotionnelle et disperser l’énergie créée durant la conférence. Vouloir prolonger à tout prix n’enrichit pas forcément l’expérience. Le meilleur format, c’est de savoir s’arrêter au bon moment 😉







